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Ubuntu 7.10 Gutsy Gibbon La chronique de Nelson Dumais. Technaute.com Jeudi 8 Novembre 2007 |
Hier, j’ai pris les grands moyens. Je me suis présenté dans une échoppe montréalaise où on m’a cédé pour 40 $(taxes comprises) un accélérateur graphique AGP, un GeForce 4 (AOpen/nVidia) de 64 Mo. De retour dans ma forêt, celle qui, tout doucement, s’apprête à s’emmitoufler de blanc, j’ai attrapé mon PC Linux, une antiquité en devenir, et, viva la muerte, je l’ai nanti de sa nouvelle carte. Puis, avant qu’il ne puisse s’en rendre compte, je l’ai redémarré avec Ubuntu 7.10 Gutsy Gibbon dans le tiroir. Depuis, je nage dans la félicité. Façon de parler.
Si vous observez les deux photos ci-haut, vous allez constater qu’Ubuntu 7.10 s’affiche désormais en 1680 par 1050 sur un ACL 24 pouces, un BENQ à 750 $ dont je vous ai déjà parlé. Qui plus est, Compiz fonctionne avec tous ses effets kioutes, incluant le fameux cube pour se promener d’un espace de travail à l’autre (cliquez sur les vignettes ci-après; elles vont se déployer en 900 pixels). Pas croyable ! Le son, lui, crache à merveille; par réseau, j’ai importé une centaine de MP3, directement de iTunes dans mon PC Vista, et une trentaine, directement de iTunes dans mon gros Mac. Mon courriel turbine normalement et me permet de ne pas retourner, à tout bout de champ, vers ma machine principale. OpenOffice.org est à pied d’œuvre et me permet, par exemple, de vous écrire cette chronique. Seule ombre au tableau, Radio Canada ne peut afficher sa vidéo; mais ça … (1)
Reste que, pour être honnête, il m’a fallu installer une ressources appelée 915Resolution. C’est que le très gutsy Ubuntu était limité à 1024 x 768 alors que ma carte AOpen pouvait aller beaucoup plus loin. Sur un Forum, j’ai découvert cette astuce particulière à certains jeux de circuits Intel, dont celui de ma machine Linux. Aussitôt fait (via Synaptic, l’installateur de paquets fourni avec Ubuntu), il m’a été possible d’adopter un mode d’affichage plus conforme aux capacités étonnantes du moniteur BENQ, en l’occurrence 1680 par 1050 (la limite de ce moniteur est toutefois de 1920 par 1200 en WUXGA). Tout cela pour dire, finalement, que c’est beau, que ça sonne bien, que ça crache, que ça ronronne, que rien ne cloche, bref, que c’est le gros bonheur ravi content. Ou presque. Pour que ce soit véritablement vrai, en vérité, je dois passer sous silence la colle qui m’a fait perdre presque deux heures ce matin. Mon clavier a cessé de fonctionner en français canadien. Il ne me donnait plus que de l’anglais avec la barre oblique à la place du é. En fouinant, j’ai lu 172 000 000 articles sur le Web qui, essentiellement, me disaient d’aller paramétrer sous “Système / Administration / Prise en charge linguistique” ou d’aller charger des paquets linguistiques français dans “Système / Administration / Gestionnaire de paquets Synaptic”. Malheureusement pour moi, ces modules étaient tous configurés en fonction des ressources linguistiques françaises canadiennes. Comme le disent si bien les Serbo-croates, c’était mind bogging ! Tant et si bien qu’il m’a fallu aller taper la question sur le forum Ubuntu-fr ou un bon samaritain m’a rapidement suggéré d’aller vérifier mon fichier “xorg.conf”, vous savez ce fichier système caché dans le répertoire “/etc/X11″. Effectivement, la langue du clavier y était identifiée par le code “US”. J’ai modifié le tout et, après redémarrage, tout baignait dans l’huile.
Comme il se doit, la modification n’a pas été simple. Ubuntu ne tolère pas que l’on modifie ses fichiers systèmes directement d’un éditeur convivial comme Gedit (voir la prise d’écran ci-haut). Il m’a d’abord fallu modifier xorg.conf selon mes besoins et l’enregistrer sur le Bureau. Ainsi, je me suis trouvé à remplacer ceci … :
… par cela :
Puis, en mode console, j’ai signifié au gibbon qu’il lui fallait remplacer son fichier “xorg.conf” par le mien tel qu’enregistré sur le Bureau. Pour cela, j’ai tapé le vers lyrique suivant (il y a un espace entre “conf” et “/etc”) : sudo cp /home/nelson/Bureau/xorg.conf /etc/X11/xorg.conf Au redémarrage, tout était parfait. Les accents fonctionnaient; mon clavier Microsoft était redevenu francophone et francophile. Pas pire pour un bouffeur de vistartes et de Macpies, non ?
Mais encore une fois, pour être vraiment honnête, force m’est de vous avouer qu’il subsiste de petites merdouilles peu importantes. Par exemple, si je suis en mode Compiz, les fenêtres de document que j’ouvre auront tendance à s’afficher tout en noir , comme une feuille de papier carbone (voir la prise d’écran, ci-haut). Pour régler cette sournoiserie, je n’ai qu’à les réduire et les agrandir à nouveau. Paraîtrait qu’il y a une rustine pour les cartes nVidia de 128 Mo. La mienne de carte n’en ayant que 64, j’ai laissé tomber. Et, pour tout vous dire, je préfère fonctionner sans Compiz. Ce mode m’empêche de voir la bordure brune du haut des fenêtres (voir la prise d’écran, ci-après), il me faut appuyer sur la touche “Alt” pour les bouger de la souris et je ne peux plus leur donner la taille qui me convient. Pas jojo sous Firefox. Mais ça, ce n’est que pour chialer.
Combien ça coûte, tout ce fourbi ? Il y a des PC plus costauds que le mien qui se vendent présentement moins de 150 $, incluant un moniteur CRT 17 pouces, clavier/souris USB et graveur de DVD. Ajoutez une carte graphique à 40 $, des haut-parleurs à 60 $ et, faut-il le rappeler, un ACL 24 pouces à 750 $. Quant aux logiciels, ils sont tous gratuits et légaux. Total : 1000 $ ou, sans le gros BENQ, 250 $. Qui dit mieux ? Effectivement, c’est dur à battre. Bref, je suis heureux; j’ai enfin une configuration Linux à mon goût (dans les jours qui viennent, je vais également refaire ma config sous SuSE Linux et Xandros DeskTop…). Pour tout dire, je dois être le propriétaire du plus beaux système Ubuntu 7.10 dans cette partie-ci de la forêt du grand méchant loup. Vais-je cesser de cliquer dans Vista pour autant ? Non. Pas plus que je vais délaisser Leopard, la dernière version du Mac OS X. C’est ainsi, je n’ai pas de cœur. Tiens, il neige. Dommage que ce site n’ait pas de vidéo en direct; je vous ferais rêver. (1) Si je reviens souvent sur Radio Canada, c’est que je n’ai pas la télé. Quand j’habitais Montréal, j’utilisais des “oreilles de lapin” (antenne intérieure en forme de V) pour syntoniser les postes diffusés en broadcast. Ainsi, Radio Canada entrait parfaitement bien. Ici, ce n’est plus possible. Comme je n’ai pas le goût de m’abonner au câble ou à Express Vue, la seule possibilité qui me reste pourregarder les nouvelles de RDI (quand ça me tente), c’est le WWW, ce que je fais avec un PC Windows ou un Mac, mais pas avec ma boîte Linux. |













Je vous confesse en avoir eu marre du fait que ma boîte Linux ne pouvait plus tirer partie des subtilités graphiques des nouveaux systèmes d’exploitation. La semaine dernière, je m’étais ainsi procuré une carte ASUS de 64 Mo et je l’avais installée inutilement. Il s’agissait d’une Radeon 9200 et rien n’a fonctionné; bien au contraire. Disons que j’ai perdu beaucoup de temps à bidouiller pour la faire simplement afficher correctement. D’où ma colère, d’où ma visite d’hier chez le petit - boutiquier - qui - a - tout et d’où mon émerveillement devant la facilité avec laquelle Ubuntu a fait sienne la nouvelle carte. Même que je l’ai laissé aller en mode automatique et n’ai fait que valider ses choix de configuration.


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